La musique est comme le vent. Inaccessible par le toucher, mais on ressent sa présence. Imprévisible, mais au combien revivifiante. Il est d’adage de dire qu’elle adoucit les mœurs. Je dirais même qu’elle nous est indispensable à la douceur de cette vie. Son langage est unique, bien à elle, et ne demande qu’à s’apprendre. Par notre ressenti et notre connexion à elle, par notre envie de vibrer, par notre imagination de ce qu’elle nous communique. Elle peut prendre différentes formes, intensités, vitesses. Qu’importe, lorsque nous sommes amenés à l’entendre, elle ne nous laisse jamais indifférent.

Elle peut nous caresser la joue ou nous bousculer à nous faire perdre l’équilibre. Elle peut être fraîche comme un air léger en été ou chaude comme pendant la mousson. Elle peut être rythmée, percussive ou au contraire douce, entraînante, revigorante. Elle s’adapte au climat, et l’influence par la même occasion. Une sorte d’échange systémique, à travers lequel, elle coexiste avec son environnement, pour lui communiquer ce qu’elle est et provoquer une réaction, émotionnelle la plupart du temps.

Devant autant de possibilités, comment choisir le prochain coup de crayon en tant que compositeur ? C’est une question difficile à laquelle je fais face depuis quelques temps. D’un côté, l’espace créatif est immense, ouvrant le champ à des horizons encore inexplorés. De l’autre, sa complexité est telle qu’imaginer mentalement les tenants et aboutissants de ce qu’elle sera une fois jouée est une tâche particulièrement délicate.

Comme tout le reste dans la vie, cela s’apprend, et prend du temps. La musique, c’est la passion à laquelle je me dédie à présent. L’écriture, c’est la mission que je me suis donnée. Dans quel but ? Il est encore un peu tôt pour le savoir. L’important est de savourer l’instant.


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